Une rupture amoureuse, c’est comme une désintox à l’héro qui vous tombe dessus de force. En pire. La désintox suppose que ça soit pour votre bien : la rupture c’est l’inverse. Quoiqu’il arrive, ça sera forcément pire que la veille.
Tous les jours, je me dis qu’on va voir surgir qui va une nouvelle, fraîche et brillante théorie sur la masculinité.
Ca veut dire quoi, “être un homme” ? Il n’y a rien de plus confus aujourd’hui. Je ne sais pas comment ils font pour s’y retrouver.
Côté féminin, on aura au moins acquis – à coups de crosse, la possibilité d’être plurielles. Alors que les garçons, on dirait qu’ils doivent endosser un rôle précis, unique. Sauf qu’on sait pas bien lequel, ni pourquoi, ni pour aller vers où – merde à la fin.
Les petits rigolos de Mojowijo se proposent de transformer vos consoles Wii Nintendo en sex toys vibrants ! Comme c’est un sex toy prévu pour les nerds, il est prévu qu’on puisse faire vibrer quelqu’un à distance, via Internet. Décidément, on a de moins en moins de raisons de sortir de chez soi, ça va devenir flippant cette histoire… Ah, et il n’est pas non plus nécessaire de posséder une Wii “basique” !
Vous faites ce que vous voulez, personnellement j’attends la rencontre entre sex toys et World of Warcraft. Sous quelle forme, je ne sais guère, mais je suis peu farouche.
En Occident, on appelle Hentai une animation japonaise à caractère érotique (”Ecchi“, pour les coupeurs de cheveux en quatre).
On y retrouve fréquemment : scénario alambiqué, humour second degré présent à chaque plan, relations définies par des couples élève/maître, dominé/dominant, candide/pervers… Et personnages caricaturaux (femmes disproportionnées, hommes-enfants)…
Yaoi et Yuri sont des sous-genres du Hentai mettant en scène des romances homosexuelles. Attention, ça y va sur les couleurs flashy, les répliques niaises, et l’esthétique flonflons-chantilly-oiseaux bleus qui chantent.
Des animes comme Cat’s Eyes ont eu leur version Hentai.
Maid in Heaven
C’est quoi, l’histoire ? Nagissa, jeune naïve à tendance soumise, trouve un emploi de femme de chambre chez son ami d’enfance qu’elle aime secrètement depuis des années. Très rapidement, perversion de l’un et masochisme de l’autre vont se trouver pour le plus grand bonheur des deux, youpi !
Les + : Le journal d’une femme de chambre remixé en anime jap’ (plus fun, idiot, gaguesque…), pourquoi pas ?
Les - : C’est cruche. Sans aucun complexe, cela dit.
C’est, quoi l’histoire ? : J’ai pas tout compris. Ca n’a pas vraiment d’importance. La magie noire, le pensionnat de jeunes filles et toute la mixture moyenâgeuse ne servent qu’à justifier des scènes d’orgie à la Eyes Wide Shut.
Les + :
+ Intéressante hiérarchie des rôles : Tout en haut de la pyramide, les personnages féminins expérimentés et dominants. Elles ont tout compris (nous pas, et les autres non plus) et ont plein d’idées diaboliques pour assouvir leurs pulsions sexuelles. Viennent ensuite deux rôles masculins qui se font moitié manipuler, moitié qui en profitent aussi à leurs heures. Et puis, en bas de la chaîne alimentaire, les personnages féminins soumis.
Tout ceci étant à prendre avec distanciation, bien sûr.
+ Visiblement, au Japon ils se disent qu’en Occident les femmes ont des seins énormes et font l’amour allongées sur des tables en s’invectivant en latin. C’est fascinant.
Qui se charge de leur expliquer qu’en Occident on s’imagine que, tout là-bas en Orient, la population féminine avide de sexe s’auto-ligote et supplie qu’on la punisse ?
Quelqu’un nous ment. A tous.
Les -:
- Les personnages féminins soumis se pâment et s’égosillent au moindre frôlement. C’est chiant.
- Un épisode en minutes pyschologiques = 30 minutes de générique + 15 min de rediffusion des scènes de l’épisode précédent + 3 secondes d’action enfin + 10 minutes où cette même action repasse en boucle + 30 minutes de générique.
Sex Friend
C’est quoi, l’histoire ? Si toute cette débauche soumission-domination vous laisse froide, rabattez-vous sur “Sex Friend,” plus reposant (titre de la version française : Relations amicales. Haha, qu’est-ce qu’on rigole en Frenchiepolis).
Quand nos deux protagonistes découvrent que l’infirmerie du lycée peut servir à s’adonner à divers jeux, et qu’avec eux d’autres élèves de l’école font leur initiation sexuelle, c’est pas triste. Les profs se jettent dans la mêlée, c’est joyeux.
Les +: Là au moins, le pitch est simple et l’anime repose plus sur des trouvailles de situations érotico-ludiques + des dialogues pas si mal, comparés à la moyenne en animation.
Les - : Il faut être dans le trip “lycée” et les perso sont euh.. Trop infantiles. Bof bof.
Où est-ce que je les regarde ?Eh bien, via n’importe quel site de téléchargement illégal de partage de mangas.
Qu’il soit dit : Que le réalisateur Satoshi Kon, est décédé ce 25 août. Son Perfect Blue, thriller onirique, maladroit mais moite, sorti en 1997 a laissé des séquelles à plus d’un(e). S’il n’y a qu’un seul film d’animation “adulte” que vous devez voir, c’est celui-ci.
” I would have given you all my heart / But there’s someone who’s torn it appart / And she’s taken almost all I’ve got / But if you want I’ll try to love again / Baby I’ll try to love again but I know / The first scar is the deepest…” (Cat Stevens, “The first scar is the deepest”).
Les amours d’enfance
Problème de patronyme
” Je suis restée très longtemps avec F., quasiment du CP à la sixième. C’était fou. Mon premier amoureux. Je me souviens encore avoir dit à mon parents que je ne pourrais pas me marier avec lui, parce que son nom de famille était Dion. Je m’appelle Céline.”
La cassette-déclaration d’amour
” On était à l’école. Il m’avait offert une cassette avec des chansons enregistrées dessus spécialement pour moi. J’avais fait tout un coffret pour la ranger, c’était presque une petite maison pour la ranger. Ma mère l’a retrouvée il y a quelques semaines de cela dans mes affaires, c’était vraiment bizarre de retrouver ça.”
L’échange de bouches
“Enfant, j’étais la timidité même. J’étais grassouillet, toujours le dernier à être choisi dans les équipes en cours de sport. Sous les regards des filles, c’était l’humiliation suprême. Elle s’appelait Juliette, et c’était la plus jolie fille de la classe CE1 A. De longs cheveux dorés, les yeux verts, les dents du bonheur. Un jour, à la récréation, je suis tout près de ma reine miniature. Je ne sais même plus comment ça a été possible, ce que j’ai pu dire de drôle ou d’intéressant pour conquérir cette proximité. Elle me contemple d’un air grave. “J’aime bien ta bouche”, me dit-elle finalement, avant de rajouter “On échange ?”.Toute la récréation durant, on a appuyé nos bouches l’une sur l’autre pour faire un effet décalcomanie”.
Un premier mari très attentionné
“Comme toutes les petites filles, je suis tombée amoureuse du cancre de la classe. On était en primaire. Il vivait dans un HLM, sortait d’une famille nombreuse où les parents n’avaient pas les moyens de payer des fournitures à tous les enfants. Et pourtant, il avait une classe pas croyable. Une réelle élégance, il n’y a pas d’autre mot. Je me souviens très précisément que j’étais folle de lui, ce qui est toujours étonnant comme souvenir, j’étais petite et j’avais pas vraiment conscience de ce que ça veut dire…
De mon côté, je suis fille de profs, chez moi la lecture ça a toujours été très important. Heureusement, ça me plaisait. Je l’ai dit à mon amoureux, et toutes les semaines il me ramenait un Stephen King volé à son grand frère. Je ne les ai jamais lus. Mais je pense à lui dès que j’en vois un et je me demande toujours ce qu’est devenu mon premier mari. Parce qu’on s’était mariés, à une récréation.”
Marylin
“Elle s’appelait Marylin. Elle était chinoise, et avait un an de moins que moi. Elle n’était pas drôle, comme fille. Un peu ronde, dans son manteau rose bonbon, elle était toujours entrain de bouder. Ou alors elle ne parlait pas très bien français, je ne l’ai jamais su. Toujours est-il qu’elle ne gravitait jamais bien loin, on avait les mêmes copains, en particulier une petite fille, Jade, qui faisait lien entre nous, bien plus jolie et communicative qu’elle. Une après-midi, en sortant de la cantine, la lourde porte se referme sur le pouce de Marilyn qui n’est pas très vive. Le pouce vire au violet-noir moche. Jade court appeler une pionne. Marilyn pleure dans mes bras, elle met de la morve toute dégueue dans les mailles de mon pull tricoté par maman. Je tombe amoureuse pour la première fois de ma vie. A la rentrée suivante, Marylin avait déménagé. En Chine. L’impossibilité de mon premier amour se concrétise en une Grande Muraille.”
La baby-sitteuse
“Mes baby-sitteuses. Elles étaient plus âgées. Elles étaient toujours plus âgées.
Elles ne me grondaient pas quand je voulais pas faire la sieste, elles me caressaient les cheveux et s’allongeait avec moi. L’une s’appelait Sophie et l’autre Estelle. Et vraiment, elles étaient magnifiques. Drôle de chose : ces filles ont déménagé, et j’ai perdu le contact, évidemment. Estelle, la plus jeune à l’époque, et qui du coup ne me gardait pas vraiment, je l’ai retrouvée à mon cours de théâtre au lycée. Elle était en terminale parce qu’elle avait fait une tentative de suicide… Et avait redoublé sa terminale, et moi j’arrivais en troisième. Donc on s’est retrouvés là. Bizarrement, c’était gênant de la voir, on se parlait familièrement, en sachant qui on était. Mais je me sentait gêné qu’elle ait eu un accès à ma vie si personnelle. Que je n’avais pas eu, moi, parce que j’étais trop jeune. C’était comme si elle avait une longueur d’avance sur moi, qu’elle détenait un truc que je n’avais pas compris chez elle.”
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