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Dis Trésor, ça te plairait que Cunégonde te raconte une histoire de boules ? Oui ?!
OK.
Je m’en vais donc te raconter la fois où mes copines et moi on est parties faire un shopping-boules. Comprenez, la fois où on a décidé d’aller s’acheter des boules de geisha, toutes en choeur. Bah oui, c’est comme ça : les autres filles, elles embarquent leurs copines dans les magasins pour se payer des fringues et des sacs à main tandis que moi, je les trimballe dans les sex shops de la capitale pour acheter des trucs coquins. Chacun son groove hein.
Donc, ce jour-là, il y avait Kiki, Marie-Paule, Francine et moi. Note que je partage avec mes copines le point commun d’avoir un prénom à coucher dehors… life is life. Et donc, mes copines et moi, on déboule dans une sorte de supermarché du sexe, un grand sex shop avec des caddies à l’entrée (j’te jure), même qu’on a pris un caddie pour quatre, en se disant qu’avec un caddie chacune, ça aurait peut-être fait horde de petites cochonnes. Et donc, cramponnées au caddie poussé par Kiki, on a filé, comme convenu, au rayon des boules de geisha, non sans s’extasier au passage devant les moults trésors exposés en rayon, ce qui donnait parfois des scènes du genre : “Hé les filles, je comprends pas ce que cet avant-bras en plastique fait au milieu des pénis factices ?” “- Réfléchis Francine, réfléchis…”.
Et bref, arrivées devant le rayon, il a fallu faire un choix. Et alors que tu pourrais croire qu’en tant que filles de base, on ait pu être du genre à faire nos copiteuses et à s’acheter toutes le même modèle, figure-toi qu’au contraire, on a chacune jeté notre dévolu sur un modèle différent :
- Kiki, qui est une radine notoire, a acheté un modèle premier prix, des boules dorées, en plastique rigide, reliées par une ficelle : “Je vois pas l’intérêt de mettre aussi cher dans une paire de boules en plastique”, qu’elle a dit Kiki, “des boules, c’est des boules, au même titre qu’une queue c’est une…”, eh bon bref, Kiki en plus d’être radine n’est pas une poétesse, autant dire qu’elle cumule les tares (une chance pour elle qu’elle ait au moins des gros seins pour rattraper le coup).
- Marie-Paule qui est une aventurière (elle a fait un trecking au Tibet) (et puis elle s’est envoyé son patron et son fils… en même temps) a choisi des boules à picots. Parce que, je cite, elle “aime les sensations fortes”.
- Moi qui suis du genre prudente, je me suis dirigée vers une valeur sûre et j’ai pécho des Smartballs. “Trop chères !” qu’elle a dit Kiki, “Pas fun” qu’elle a dit Marie-Paule. “Rien à fout’“, que j’ai répondu, et j’ai pris les Smartballs quand même en lisant fièrement le descriptif qui vantait les atouts du produit.

J’ai oublié Francine. Francine, elle aimerait pas savoir que je parle d’elle ici. Parce que Francine, c’est une timide, une discrète et une complexée. Y compris une complexée du minou, vois-tu. D’ailleurs le minou, elle l’a fort petit. Enfin, pas si petit que ça hein, et comme dirait Kiki: “Tant qu’y a la place pour il loger la queue d’un honnête homme, c’est qu’il est pas si p’tit que ça ton bazar !”. (Note pour plus tard : penser à se rappeler que Kiki n’est définitivement pas sortable)
Et bref, ayant le chouchou quelque peu sensible et étroit, Francine n’avait connu qu’une expérience peu convaincante avec des boules de geisha et les avait trouvées plus encombrantes et inconfortables que kiffantes. Heureusement pour elle, le ciel nous a envoyé la mono-boule de geisha, réconciliant ainsi tous les petits vagins avec les mythiques boules de plaisir, aussi a-t-elle opté pour ce modèle-là, alleluïa !
Donc voilà, on est toutes rentrées chez nous avec notre petit sac noir opaque sous le bras, Marie-Paule n’ayant pas manqué de refiler son numéro au passage au vendeur. Et à la caissière. Et puis on s’est dit “A la prochaine les moules, on s’appelle et on se fait une bouffe“…
… et quelques temps après, on s’est rappelées pour se faire effectivement une bouffe, suite à l’invitation de cette sacrée Kiki qui a cru bon de nous resservir sa vanne à deux balles “Allô les filles ? Ca vous dit de passer à la maison ce soir, on se fait une TOUFFE, hahahahHAHAHAHAHA !!”.
Arrivées chez Kiki, au moment de l’apéro, je te laisse deviner les sujets qui arrivèrent sur le tapis : le cul, le cul, le cul. Et les fameuses boules, pour le coup (”Parce que le cul ne va pas sans les boules“, dixit l’incorrigible Kiki).
J’imagine donc assez bien à quel point tu es pressé de m’entendre partager avec toi ce moment plein de glamour qu’est un apéro entre copines très portées sur les sex toys. Ceci dit mon petit, il va falloir attendre sagement demain pour la suite. Pas que je m’ennuie à te raconter ma vie, mais disons qu’y a aussi un Lovestore à faire tourner et qu’au rayon vibro, y a une sexagénaire qui hésite entre deux modèles. Ceci est une mission pour Cunégonde…!
Reviens d’ici un ou deux jours mon petit chéri, promis je te raconterai la suite…
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1 Une histoire de boules (2/2) // le 3 sept 2009 à 9:20
[...] Une histoire de boules (1/2) [...]
2 nadia // le 27 jan 2010 à 12:06
Vraiment original !
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