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Tu sais que c’est l’été
Quand tu entends de nouveau siffler les mâles.
Quand ton petit ami qui, il y a deux semaines encore ne t’aurait pas touchée avec des gants en laine, s’est mis à te poursuivre jour et nuit dans tous les recoins de l’appartement pour te faire subir plein de choses pas du tout catholiques.
C’est la saison des amours, du batifolage, des galipettes dans des sous-bois enchantés sur une nappe de pique-nique. C’est le moment de copuler gaiement, et avec inventivité si possible.
Je sais que c’est l’été quand sort ma nouvelle compil’ de fantasmes perso. Chaque année, dès que les températures deviennent supérieures à la normale saisonnière et que ça chatouille mes hormones, je me découvre un nouveau lot de fantasmes parfois tout à fait absurdes.
Le printemps-été 2010 sera la saison du soft bondage ou ne sera pas.
Le soft bondage, ou art de se ligoter, dans le top 10 des fantasmes préférés des françaises
Ok, je n’ai aucune originalité.
A défaut d’être hors du commun, j’ai essayé de m’instruire et il faut bien reconnaître que la page wiki sur le bondage est super bien ficelée. Sinon, il existe toujours les fameux Osez, celui sur le bondage mêle parfaitement théorie et pratique avec des dessins explicatifs à l’appui.
J’étais en plein ” Araki Egotrip”, je me voyais déjà nue sous divers noeuds marins très compliqués, je n’avais plus qu’à convaincre le futur ligoteur, à savoir mon amoureux pour qui le summum de l’érotisme c’est encore de ne pas dormir en pyjama.
- Tu sais, on devrait varier un peu… Pour pas s’ennuyer…
- Comment ça ? Où tu veux en venir ? T’as envie d’un autre mec ? (Mon copain n’est pas du tout sur la défensive. Jamais.)
- Mais pas du tout, t’es fou ! (Ok la nuit dernière j’ai fait un rêve érotique avec mon prof de flûte de quand j’étais au lycée mais ça compte pas 1. C’était un rêve 2. J’ai pas vu ce mec depuis quinze ans). Non, toi et moi, on pourrait essayer des trucs nouveaux…
- (Soupir) Qu’est-ce qu’il te faut, cette fois-ci ? Un vibro lumineux ? Des boules de geisha musicales ?
- T’es méchant.
- Mais non, allez. Donne-moi ton idée.
- Tu pourrais m’attacher.
- Du bondage, tu veux dire ?
- Vui…
- Ok.
- … Juste ok ? Tu viens d’accepter, là ? T’es d’accord ?
- Ben oui ! Elle est bien, ton idée.
Musique divine.
Bonder comme un pro, c’est pas si simple
L’idée de départ c’était donc ça :

Ca paraît assez soft pour ne pas se payer une crampe du feu de dieu. Parce que je ne suis pas extrêmement souple, par exemple je ne sais mettre mon pied derrière mes oreilles qu’en rêve. Faut pas me demander de toucher le sol des mains sans plier les jambes, on y est encore dix ans après et j’ai pas dépassé le level des genoux.
Les photos bondage sont toujours très jolies et pleines de promesses, sauf qu’en réalité ça rend pas pareil. Déjà, j’avais la vague impression de pas être, comme ci-dessus, une fille en noir et blanc avec une peau de bébé, dotée de jolis cuissots bien fermes dans lesquels la corde ne rentre pas, faisant un petit bourrelet.
Qu’on se le dise : rien de mieux que le bondage pour se découvrir des capitons, c’est le bonheur sur terre. J’ai commencé à taper une crise de complexe à Kévin alors qu’il avait son problème à gérer. C’est-à-dire : ” Bon et qu’est-ce que je suis censé faire de mon gigot, maintenant ?”
Parce que, voyez-vous, il m’avait tellement bien ligotée que j’étais juste bonne à regarder. Si on aime le gigot.
Il a fallu défaire la corde pour trouver une position plus souple et adéquate à un minimum d’action.
Tout ça m’avait rendue nerveuse alors ça n’a pas été une mince affaire de m’empêcher de glousser, gigoter, trépigner. Finalement, Kevin m’a attachée aux barreaux du lit pour faire moins compliqué. Les nuls, quoi.
Ensuite, il m’a regardée en souriant. J’ai cru que ça allait commencer.
” T’es bien comme ça, en fait”.
J’ai acquiescé sagement.
- Tu peux plus remuer.
- Nan. Je peux plus.
- Ca change, c’est fou.
- Oui… (Bon, ça suffit les bandes-annonces, ça commence quand ?)
- Je devrais t’attacher tout le temps, en fait. Et j’irais dans le salon regarder Nip/Tuck.
- Ah naaaaan ! Pas le droit de faire ça !
- Ca me tente énormément. Avec bâillon. Un joli bâillon en soie, tu veux ?
- Naaaan ! Arrête ! T’es trop injuste !
- Tu veux que je te détache ? Tu veux bouger ?
- OUI !
Mort de rire, il m’a détachée. Je me suis jetée sur son dos pour lui donner des coups d’oreiller (vengeance) et des coups de poing rageurs (tiens, tiens, et tieeeens). Au final, on a même pas fait l’amour. On s’est juste battus.
Ca faisait trop du bien de pouvoir remuer les bras et les jambes.
Mais on fera du bondage. Si, si. Dans vingt ans, quand j’aurais enfin envie de me laisser faire.
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1 Palaume // le 26 mai 2010 à 0:55
On se bat régulièrement avec Pa.
Mais elle se bat pour du faux comme un fille, alors elle fait mal. je finis toujours par gagner quand meme mais je lui envie sa combativité et sa perseverance.
NB : Une séance de bodyfighting ne suffit pas pour réussir a battre son homme,
2 LOL // le 26 mai 2010 à 13:42
T’as même pas essayé ton ruban qui colle mais qui colle pas vraiment ??
http://www.passagedudesir.fr/ruban-bondage-p-33.html
Au moins avec ça t’as pas l’impression d’être ligotée comme une dinde. T’es juste attachée sans effet bourrelets & capitons !
Tu devrais essayer de ficeler Kévin la prochaine fois, il fera moins le malin
3 Cuné // le 26 mai 2010 à 13:58
Kevin boude depuis deux jours parce qu’il dit que non seulement je mens (”J’ai assuré”) mais qu’en plus je le fais publiquement.
Je crois n’empêche que la prochaine fois un joli scotch rose ou noir ça sera bien plus sexy. La corde, c’est trop compliqué pour les néophytes…
4 Flo // le 27 mai 2010 à 22:34
Il faut utiliser une cravate de Kevin, celle que tu détestes le plus, et faire en sorte qu’au final elle soit bien dégueu ou déchirée
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